Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président de la cour constitutionnelle,
Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatiques,
Messieurs les Oulémas,
Mesdames et Messieurs,
Permettez moi de saisir cette heureuse opportunité de la célébration de l’ide el kabir, pour vous souhaiter à tous, comoriennes et comoriens, ainsi qu’aux étrangers qui résident dans notre pays, paix et bonheur dans vos famille.
La célébration de l’ide el kabir, cette année, a lieu à un moment particulier de la vie politique et démocratique de notre pays .En effet, vous savez que les 6 et 20 décembre prochains les comoriens auront à élire leurs représentants à l’assemblée de l’Union et aux conseils des îles. Ce sont là des événements majeurs qui, j’en suis sur, contribueront à renforcer d’avantage la démocratie, l’etat de droit et la crédibilité de notre pays. Je lance un nouvel appel à tout les candidates et candidats, aux partis et aux états-majors politiques à faire campagne dans le respect des valeurs de tolérance et de dignité, valeurs qui fondent notre société.
Le gouvernement a fait des gros efforts pour mettre à la disposition de la CENI, des moyens financier nécessaires à la préparation des scrutins,près de 339 millions de francs comoriens ont déjà été débloqués, néanmoins ces moyens restent insuffisants pour couvrir l’ensemble des besoins en financement,c’est pourquoi nous saluons les engagements de nos partenaires internationaux qui sont la France,l’Union Européenne et l’Union Africaine et espérons que leur engagements se concrétiseront très bientôt .
Je formule le vœu que les futures Assemblée Nationale et conseils des îles soient les moteurs de la démocratie, de la réconciliation nationale et de la croissance économique.
Sur le plan du renforcement de l’unité nationale et de la sauvegarde de l’intégrité territoriale, nous avons accompli d’important progrès ces dernières années ; le retour d’Anjouan dans la légalité institutionnelle a été suivi des élections libres et transparentes des chefs des exécutifs des îles. La reforme constitutionnelle, qu’une grande majorité de la population a approuvée, a permis de débarrasser notre loi fondamentale des incohérences et des insuffisances qui rendaient difficiles son application. Le renforcement de la cohésion nationale c’est aussi le démarrage des travaux des petits ports qui vont faciliter les échanges des biens et des personnes entre les îles.
En ce qui concerne la question de l’île comorienne de Mayotte, j’ai proposé a la tribune des nations unis, la nouvelle approche d’ « un pays, deux administrations » qui est une main tendue vers notre partenaire la France afin de sortir de ce malheureux contentieux qui jette une ombre sur des relations amicales séculaires. Il faut aussi mettre un terme à ce drame quotidien des kwassa kwassa et de ces centaines d’hommes, de femmes et d’enfants qui perdent la vie en essayant de joindre Mayotte en traversant le bras de mer qui sépare cette île de l’île d’Anjouan. A ce stade,par ce que nous estimons que le face à face franco-comorien sur ce contentieux n’a rien donné depuis trente quatre ans, et que la question de fonds du statut de Mayotte n’a pas progressé à la satisfaction de toute les parties,mais qu’au contraire notre partenaire la France a accéléré l’encrage institutionnelle de l’île comorienne de Mayotte selon sa propre législation,il convenait de nouveau de recourir à l’arbitrage de la communauté internationale .C’est pourquoi,nous avons réinscrit la question de l’île comorienne de Mayotte à l’ordre du jour définitif de l’Assemblée Générale des Nations Unis. Nous espérons que les Nations Unis impulseront une nouvelle dynamique de dialogue entre les parties sous l’égide de la communauté internationale.
Sur le plan économique,des signaux positifs nous sont envoyés par nos partenaires financiers ; l’approbation du programme FRPC des Comores par le FMI,les allègements du poids du service de la dette par la Banque Africaine de Développement et dernièrement par le Club de Paris sont autant de signes de la confiance retrouvée et du redressement de l’économie comorienne .La Banque centrale,dans sa note de conjoncture,et le FMI,dans ces rapports de mission,soulignent la bonne tenue de l’économie comorienne et des perspectives de croissance,dans un contexte économique mondial perturbé par la crise financière.
Dans les prochains mois, nous allons tenir deux conférences internationales avec l’appui de nos frères des pays arabes ; la première se tiendra au Koweït et regroupera des hommes d’affaires pour examiner des opportunités d’investissement aux Comores, la deuxième se tiendra au Qatar et rassemblera nos partenaires financiers publics multilatéraux et bilatéraux. Ce sont là deux grandes opportunités pour renforcer le développement et la croissance économique de notre pays. Je reste confiant que l’avenir proche sera meilleur, c’est pourquoi j’exhorte le gouvernement et mes compatriotes à redoubler d’effort, car chacun d’entre nous est comptable des espoirs de la nation.
Vive la coopération internationale
Vive les Comores