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L’EDUCATION AUX COMORES

Depuis l’indépendance, le système éducatif comorien connaît une forte expansion. La forte croissance démographique engendre un défi à relever en matière de satisfaction des besoins éducatifs, les enfants non scolarisés risquant de venir grossir les rangs des chômeurs et des pauvres.

L’analyse des performances du système scolaire révèle que le taux net de scolarisation est faible dans toutes les îles, en particulier en milieu rural et que les filles sont moins scolarisées que les garçons. Cela découle en partie du manque de salles de classe dans les trois îles, en particulier à Ngazidja et Ndzuwani et de l’incapacité des familles démunies à faire face aux frais liés à la scolarité des enfants. Les objectifs que se sont fixés les autorités nationales dans le domaine de l’éducation sont entre autres :
-  Augmentation des taux nets de scolarisation des enfants dans les régions défavorisées ;
-  Amélioration de la maîtrise de la langue d’enseignement et des compétences pédagogiques des enseignants du primaire et du secondaire ;
-  Amélioration de l’environnement sanitaire des écoles publiques ;
-  Amélioration de l’environnement pédagogique dans les écoles publiques.

L’Université des Comores

L’année académique 2003-2004 aura consacré l’ouverture du premier établissement universitaire de l’Union des Comores. Grâce aux efforts inlassables des techniciens de l’ex-ministère des Affaires sociales (aujourd’hui ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur), mais surtout à l’engagement sans faille du président de la République qui en a fait une affaire personnelle, l’université des Comores est actuellement une réalité concrète, quotidienne. 1 300 bacheliers comoriens y poursuivent leurs études supérieures dans diverses filières de formation. Près d’une centaine de professeurs sont recrutés et travaillent sous l’administration d’une équipe d’hommes de grande expérience et au fait des rouages et autres arcanes du système d’enseignement supérieur. Tous les textes juridiques devant accompagner la nouvelle institution le sont déjà.

Les missions de l’Université

Etablissement public à caractère scientifique, culturel et jouissant de l’autonomie financière et administrative, l’Université des Comores a trois missions principales, définies et arrêtées lors de la tenue de l’atelier national sur l’élaboration d’une politique de l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, technique et de la recherche :

-  Promouvoir un enseignement et une recherche qui intègrent l’ensemble des valeurs de la civilisation comorienne tout en répondant aux besoins de la population en matière de développement socioéconomique et culturel

-  Faciliter le transfert des nouvelles technologies par des programmes de formation permanents et de valorisation des ressources humaines, dans le cadre de la stratégie nationale de développement et de réduction de la pauvreté.

-  Contribuer efficacement à l’insertion des Comores dans la communauté scientifique internationale en encourageant, entre autres, les accords et les échanges inter-universitaires.

-  L’université des Comores, dirigée par une administration provisoire, est composée de Facultés, d’Instituts et d’Ecoles. Les Facultés sont au nombre de quatre :

- Faculté des Lettres et Sciences humaines - Faculté de Droit et de Sciences Economique, - Faculté des Sciences et Technologiques - Et la faculté Imamou Chafiou.

A cela s’ajoutent deux instituts :

L’institut de Formation à l’Enseignement et à la Recherche en Education (IFERE), l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) et une école : l’Ecole de Médecine et de Santé Publique (EMSP)

L’évolution de l’UDC est progressive. Dans sa phase de démarrage elle s’appuie sur le établissements supérieurs existants en améliorant leurs programmes de formation pour qu’ils puissent servir de pilier aux réformes en cours de l’Enseignement Supérieur.

L’enseignement technique et professionnel

Cet enseignement est dispensé dans 4 centres :
-  L’Ecole Nationale Technique Polyvalente de Ouani (ENTP) assure des formations de niveau Brevet d’Etudes Professionnelles (BEP) en électricité, mécanique, bâtiment et plomberie ;
-  l’Ecole Nationale de pêche dans l’Ile Autonome de Ndzuwani assure des formations modulaires destinées aux artisans pêcheurs ;
-  L’Ecole Nationale d’Agriculture (ENA) dans l’Ile Autonome de Mwali, après avoir formé 3 promotions, a fermé, faute de moyens et de politique appropriée, depuis 1994 ;
-  Le Centre National Horticole (CNH), actuellement fonctionnel et situé dans l’Ile Autonome de Ngazidja, mène des actions de formation en horticulture pour une durée de 2 ans, en faveur des déscolarisés. Le service accompagne également les stagiaires dans leurs efforts d’insertion professionnelle.

L’école privée

Le premier établissement d’enseignement privé de l’archipel remonte aux années 80. Aujourd’hui, les statistiques du ministère des Affaires sociales estiment à près de 90 le nombre d’écoles privées existant dans le pays. Les années blanches ou tronquées, les grèves à répétition des enseignants durant ces quinze dernières années ont favorisé la multiplication de ces établissements.

Généralement, ces écoles disposent de locaux plus fonctionnels, assurent un meilleur encadrement des élèves, un volume horaire conséquent et des cours plus réguliers que dans le public. Le programme enseigné s’inspire de celui qui est officiellement en vigueur, certains établissements ajoutant de nouvelles disciplines telles que le dessin, l’éducation religieuse, de nouvelles langues et aujourd’hui l’informatique. Le choix des manuels est plus varié et mieux approprié. Cependant, pour répondre à une demande de plus en plus forte, certaines écoles ont tendance à privilégier l’aspect commercial au détriment de la qualité de l’enseignement. Ainsi, il est rare, par exemple, qu’un élève redouble sa classe dans le privé. La discipline est de moins en moins respectée, certains élèves faisant valoir leurs frais de scolarité.

Il convient ici de remarquer la disponibilité des familles comoriennes à assurer l’éducation de leurs enfants, ainsi que leur engagement à participer au financement d’un enseignement de qualité et ce malgré les contraintes liées à leurs faibles revenus.

L’école coranique communautaire

Ce type d’école est une institution séculaire très fortement implantée dans le pays ; chaque village en possède au moins une. La mission de cette école est de dispenser un enseignement religieux visant à renforcer la culture et la religion islamiques. Cette institution entièrement autonome, est une initiative du maître qui accueille les enfants chez lui et qui fixe lui-même son organisation en dehors de toute hiérarchie. L’enfant peut y séjourner à partir de 3 ans jusqu’à l’âge de sa majorité « spirituelle ». Les langues d’enseignement sont le shikomori et l’arabe. Le dernier recensement scolaire opéré en 1999 fait état de 2500 écoles coraniques (Palashios) abritant 96752 élèves tous âges confondus dont 49% de filles. Il y a lieu de souligner que la capacité d’accueil dans ces écoles n’est pas définie.

L’enseignement élémentaire

Cet enseignement gratuit et obligatoire s’adresse aux enfants de 6 à 12 ans pour une durée de 6 ans. Il comprend 6 niveaux d’enseignement organisés en trois cycles : cours préparatoire première et deuxième année (CP1 et CP2), cours élémentaire première et deuxième année (CE1 et CE2) et cours moyen première et deuxième année (CM1 et CM2). Depuis la promulgation de la Loi d’Orientation en janvier 1995, l’âge officiel d’entrée au CP1 est passé de 7 à 6 ans.

L’enseignement secondaire premier cycle (collège)

L’enseignement est dispensé dans deux types établissements, publics et privés, les établissements publics étant communément appelés collèges ruraux (CR). Ces établissements constituent la seule structure d’accueil des enfants de 12 à 16 ans admis au concours d’entrée en 6ème. La répartition des collèges ruraux est la suivante : 5 à Mwali, 12 à Ndzuwani et 24 à Ngazidja. Soit au total 41 collèges ruraux au niveau de l’Union des Comores. Ce premier cycle du secondaire est organisé en deux sous cycles de deux ans chacun : cycle d’observation (6ème et 5ème) et cycle d’orientation (4ème et 3ème).

L’enseignement secondaire deuxième cycle (lycée)

L’enseignement général comporte une série littéraire (A) et deux séries scientifiques (C et D). On peut noter l’existence de la série G au lycée de Moroni. Cet enseignement est assuré par dix lycées publics (1 à Mwali, 5 à Ndzuwani et 4 à Ngazidja) et par 53 établissements privés sur l’ensemble du territoire. Ces établissements accueillent les élèves de la seconde, première et terminale de 16 à 19 ans ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10/20 de la classe de troisième.

Le baccalauréat sanctionne le cycle secondaire second cycle et conditionne l’accès à l’enseignement supérieur. Le taux brut de scolarisation est significativement bas. Au niveau national, il est de 35,7%, repartis comme suit : 41,6% à Mwali, 41,5% à Ngazidja et 27,7 % à Ndzouani.


 
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