Ce 6 juillet 2006, placé sous le signe de l’unité nationale retrouvée, l’Union des Comores a vécu un des moments fastes de son histoire qui s’inscrivent parfaitement dans la longue marche du peuple comorien pour sortir définitivement le pays de la crise qui l’ébranla il y a près de 10 ans.
En décidant de célébrer la fête de l’indépendance, le matin à Anjouan, à Mohéli à la mi-journée et en Grande-Comore dans l’après-midi, le chef de l’Etat a voulu faire du 6 juillet 2006, une étape cruciale, dans l’édification de l’Etat et de la Nation.
Certes, pendant des années, ses prédécesseurs se sont toujours faits représenter aux commémorations et aux festivités de la fête nationale sur toutes les îles et les préfectures de notre pays.
Mais plusieurs traits importants, relevés dans la célébration de la fête nationale de cette année, donnent à l’événement un caractère historique indéniable et particulier.
La célébration du 31ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance des Comores, aura été historique à plus d’un titre.
C’est en effet la première fête nationale célébrée sous le patronage de SEM le Président Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI.
C’est la première fois que le 6 juillet est célébré sur le sol anjouanais, pour la première fois depuis 8 ans. L’hymne national qui a retenti à Mutsamudu est également une première.
Les cérémonies militaires, les parades et les défilés de l’Armée Nationale de Développement placée sous commandement unique, exécutés devant toutes les autorités, de l’Union comme des îles autonomes, la présence à la tribune officielle du Président de la République, de l’ex-Président de l’Union des Comores, aux cotés des membres du corps diplomatique et des corps constitués, constituent une image unique et un symbole.
Les décorations attribuées aux signataires de l’Accord cadre de Fomboni (Said Ali Ahmed alias Astuce à Mutsamudu, Issamidine Adaïne à titre posthume à Fomboni, Ali Toihir et Abasse Djoussouf à Moroni) sont venus rappeler le point de départ de ce qui est devenu aujourd’hui le nouvel ensemble comorien.
Si partout sur le territoire national, la fête a été populaire, elle a rev^rtu un caractère particulier à Anjouan.
A Mutsamudu, c’est une véritable marée humaine qui a littéralement envahi la Place Mzingajou où s’est déroulée la fête. Encore une fois, les Anjouanais ont prouvé leur sens de l’accueil et ont réaffirmé leur attachement aux nouvelles institutions et à l’Unité nationale.
En participant massivement à cette fête à Mutsamudu, en célébrant la fête de l’indépendance dans toutes les préfectures de l’île et en affichant les symboles de l’Etat, les Anjouanais ont livré à leurs compatriotes des autres îles, à la communauté internationale, au Gouvernement de l’Union et ceux à ceux des îles, un message clair : ils ont définitivement mis fin au séparatisme et fait de l’unité nationale leur leitmotiv.
Ne serait-ce que sous cet angle là, le 6 juillet 2006, restera dans les annales de la République.